Pourquoi je déteste les gynécos et les médecins en général

Tu veux témoigner pour le blog ? Je cherche des témoignages qui parlent de la vie avec le SOPK, de la grossesse, des difficultés à tomber enceinte, de la dépression… que ce soit positif ou négatif. J’aimerais que ça aide les nouvelles OPK Girls à voir qu’elles ne sont pas seules dans cette difficulté.
Si ça t’intéresse, n’hésite pas à me contacter.

La vérité c’est qu’en matière d’ovaires polykystiques, les médecins sont loin, mais alors très loin du Docteur House. Ils ne se démènent pas trop pour t’aider à te sortir de ta situation (oh si pardon, juste au moment du paiement…). Et quand tu en as sollicité pas mal tout au long de ton parcours, tu sens même que certains en ont clairement rien à cirer et préféreraient être ailleurs (sûrement dans leurs maisons secondaires sur la Côte, à siroter un bon cocktail les pieds dans l’eau).

médecin docteur gynécologue endocrinologue (1)
« Bonjour, au revoir, 60 € s’il vous plaît ! »

Je sais très bien que si un médecin tombe sur cet article, il va sauter au plafond : « mais qu’est ce que c’est que ces conneries ! J’ai pas de résidence secondaire et je m’occupe bien de mes patientes !« . Alors oui, je ne vais pas faire une généralité en mettant tous les médecins dans le même sac. Heureusement certains d’entre eux sont réellement compétents, appliqués et vraiment à l’écoute de leurs patientes…

Dans cet article je vais donc parler de mon expérience perso et de ce que j’ai pu malheureusement entendre de la bouche d’autres OPK Girls…

Gynéco #1

Juillet 2009

Après notre mariage, Chéribibi et moi avons décidé -comme tout jeune couple- d’avoir un enfant. Nous n’étions pas pressé. J’étais encore jeune. Je me disais « j’ai le temps ».

Au bout d’un an 1/2 d’essais infructueux, j’ai fini par consulter ma gynéco pour avoir un premier avis.

Pendant la consultation, j’ai évoqué le fait :

  • d’avoir arrêté la pilule que je prenais depuis 9 ans,
  • de ne pas avoir de règles ou alors pas très régulières,
  • d’avoir pris presque 10 kg en moins d’un an (sans changé mes habitudes alimentaires)
  • d’avoir de l’acné (plus que pendant mon adolescence) et des poils qui arrivaient là où je n’aurais jamais dû en voir.

Tout ça + le fait de ne pas réussir à tomber enceinte.

La gynéco n’a rien constaté « d’anormal », et après un rapide examen m’a dit que c’était moi qui étais moche comme ça dans la vie et que je ne pouvais rien y faire :

  • « quand on vieillit on prend du poids »,
  • « l’acné et les poils ben il suffit de mieux vous entretenir »
  • « pour ce qui est du poids, ben faîtes du sport ! ».

Je te dis pas la claque dans la tronche que je me suis pris ! (ou plutôt celle que j’aurais du plutôt lui mettre à cette con***sse !). Je suis laide et c’est tout. C’est la vie quoi… arrête de te plaindre !

Malgré tous les symptômes annoncés (et assez simples à détecter), rien de sa part, que dalle, même pas une demande d’examens plus poussés ou autre. Rien.

Gynéco #2

Novembre 2009

Dépitée, j’ai pris un rendez-vous avec une autre gynéco, une que je ne ne connaissais pas, histoire d’avoir un avis différent.

Après plusieurs semaines d’attente j’ai enfin pu répéter mon histoire.

Cette gynéco là n’a pas osé me dire à quel point j’étais laide mais elle m’a tout simplement dit qu’il suffisait d’attendre, et m’a fait la morale car d’après elle j’étais trop pressée de tomber enceinte et je venais de lui griller 30 minutes sur son précieux temps (à 60 € la demi-heure, je pense que ce n’était pas perdu pour tout le monde)…

Bref, je suis ressortie du cabinet avec une boîte de compléments alimentaires à la noix, compléments que je n’ai jamais acheté.

Gynéco #3

Juin 2011

Après un déménagement et une nouvelle année à patienter (je sais je suis assez longue à la détente), j’ai pris un rendez-vous chez un gynécologue près de mon nouveau chez-moi. Un homme cette fois (on ne sait jamais, s’il peut être plus perspicace).

Lui, au contraire des autres, m’a trouvé des montagnes de problèmes (mais à aucun moment il ne m’a parlé du syndrome des ovaires polykystiques). Il m’a (soit disant) trouvé 2 kystes dans l’utérus qu’il pensait cancéreux (le stress pendant 15 jours avant d’avoir les résultats je te raconte pas !) et puis finalement ce n’était rien que deux morceaux de peau (qu’il m’a enlevé à l’arrache non sans mal). Et plus rien.

Je l’ai revu deux fois et j’ai très senti qu’il n’avait plus rien à m’apporter. Next !

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Endocrino #1

Août 2013

Ça va maintenant faire 4 ans que je suis en essai bébé et que je n’ai toujours pas de règles. Mes kilos se sont stabilisés (et heureusement) mais je perds maintenant mes cheveux. Rien d’horrible mais quand même…

À force de fouiner sur internet à la recherche de ce que je peux bien avoir, je trouve des gens qui se plaignent des mêmes symptômes que moi et ils parlent d’endocrinologue. Je tente donc le coup.

J’arrive à obtenir un rendez-vous avec une endocrino plusieurs mois après mon appel.

Je tombe sur une médecin légèrement impatiente et pas vraiment sympa. Elle m’ausculte rapidement (regarde mes cuisses et m’engueule parce-que je me suis épilée (comment savoir qu’il ne fallait pas que je touche à mes poils disgracieux ??!!)), regarde ma lèvre supérieure, prend mon pouls, me pose quelques questions sur mon poids, etc…). Et enfin, un mot est posé : ovaires polykystiques.

À la fois délivrance et tristesse…

Malgré tout l’endocrino n’est pas vraiment sûre d’elle et me demande de prendre rendez-vous avec un gynéco spécialiste de la fertilité pour confirmer et faire quelques examens complémentaires.

Je prends donc ce rendez-vous (et j’attends encore de longs mois). Je n’en vois plus le bout.

Gynéco #4

Janvier 2014

La consultation me coûte une blinde mais cette spécialiste a enfin l’air d’être efficace. Au vue des résultats de l’endocrino, la gynéco me confirme que oui, le syndrome des ovaires polykystiques est bien là et que je vais enfin être prise en charge…

Enfin…



J’arrête ma démonstration ici car après ça j’ai encore couru les médecins à la recherche d’explications diverses. Des mois et des mois ont passés entre deux rendez-vous, des essais bébé ont passés, des traitements plus ou moins efficaces ont été essayé, des périodes de détresse et de dépression ont aussi été au rendez-vous…

Tout ceci a duré 8 ans. 8 ans pour enfin être prise en charge convenablement ! 8 ans pour qu’on m’explique que le SOPK est ultra fréquent et pas compliqué à détecter ! Du foutage de gueule dans un pays comme le nombre où on déborde d’instruments et d’examens en tous genres !

Je n’ai rencontré que des médecins pas sympas, cons, rapides, pas attentifs voire carrément incompétents. Je les ai haïs pour avoir cru qu’ils allaient m’aider, avoir cru en eux pour finalement voir qu’ils n’en avaient rien à faire et qu’ils me traitaient au petit bonheur la chance.

Plusieurs fois j’ai posé mes diagnostics moi-même, ayant sillonnée et passé des heures à lire des forums de type Doctissimo.

Je suis outrée de voir que des gynécos ne constatent pas un syndrome aussi simple que le SOPK. Que feront-ils en cas de cancer ? « vous avez mal au ventre ? c’est rien faîtes du sport et ne me faîtes plus ch*** mais n’oubliez pas mes 60 € s’il vous plaît« 

Actuellement je suis suivie par un gynéco spécialiste qui a son cabinet à 200 bornes de chez moi mais au moins, il y a quelques chose au bout…

Ouf !

Je hais les médecins et les gynécos.

Miss OPK 💜

3 commentaires

  1. Bonjour, j’ai eu à peu près le même parcours, enfin pas pour avoir des enfants, je n’en suis pas encore là. Depuis mon adolescence je prends 10kg par an sans abuser de nourriture. Comment dire que je complexe pas mal de mon corps… Enfin, je m’y suis un peu faite depuis le temps, sauf quand je vais dans les magasins et que je ne trouve pas ma taille.

    J’ai essayé nombre de régimes, parfois drastiques, sans résultat à part perdre 3 kg la première semaine puis plus rien. Peu importait que je continue cette torture alimentaire pendant des mois. J’ai donc abandonné pour un autre et ainsi de suite jusqu’à ce que je me décourage. Au final, si c’est pour prendre du poids, autant ne pas se priver (sans abuser non plus bien sur).

    Avec ma mère nous avions parlé de mes prises de poids au médecin traitant. Il a dit que c’était normal, qu’à l’adolescence le corps se forme. Bref, il n’a pas cherché plus loin.

    On a ensuite consulté des diététiciens/nes. A force je connais l’alimentation par cœur : 1/4 de viande, 1/4 de féculents et 1/2 de légumes, les grammages et j’en passe. Je suivais leurs recommandations à la lettre. Pourtant quand je retournais les voir, je n’avais rien perdu, au contraire j’avais encore pris 100g. Je pense qu’ils croyaient que je trichais. Alors que ce n’était pas le cas.

    J’ai été voir une endocrinologue. Au lieu de s’intéresser au problème pour lequel je la consultait, elle a tenu à vérifier mon fer car d’après elle j’étais surement anémiée (sauf que je suis très blanche de peau depuis la naissance). Une prise de sang est faite et mon fer se porte bien.

    Une amie nous a alors donné l’idée d’aller consulter une gynéco. Je devais avoir 16 ans quand je l’ai consultée. Celle-ci a déterminé que c’était surement par rapport aux ovaires. Elle m’avait dit un nom bizarre et m’avait expliqué que mes ovaires étaient ronds et que mes ovules étaient trop disciplinés. Enfin je ne me rappelle que de ça et du fait qu’on ne pouvait pas le vérifier parce que j’étais vierge (et je le suis toujours). Entre les autres rendez vous et celui ci, j’ai eu l’apparition de mes règles (tardives car elles ont commencé à 15 ans) et celles-ci n’étaient pas régulières. Elle m’a prescrit Duphaston pendant une période et m’a orienté vers un spécialiste des problèmes ovariens.

    Ce dernier m’a dit qu’il existait un traitement mais qu’il fallait que je perde du poids avant (chose pour laquelle je me battais et me bats toujours). Donc le serpent se mordait la queue, si vous me permettez l’expression.

    J’ai donc consulté le gynécologue de ma mère qui, lui m’a prescrit une pilule. Celle ci m’allait très bien. ça stabilisait mon poids. Seulement au bout d’un an, j’ai du faire une prise de sang de contrôle, et il s’est trouvé que j’avais un taux de triglycérides trop élevé. Donc on ne m’a plus fait d’ordonnance pour cette pilule.

    Bref je suis donc restée avec mon problème depuis tout ce temps. Maintenant j’ai 22 ans. Cela faisait 8 mois que je n’avais pas eu mes règles (premier espacement aussi long) et j’ai eu très mal dans le flanc puis vers l’aine (coté droit). A tel point que je ne pouvait pas me lever.

    J’ai consulté un nouveau médecin généraliste en ville. Je ne sais plus ce qu’il m’avait diagnostiqué, il m’a prescrit des médicaments.

    Mais le lendemain, ça faisait encore plus mal. C’était une nuit de samedi donc je suis allée aux urgences. Ils m’ont fait une prise de sang, pas plus d’examens et m’ont dit que c’était surement une crise d’appendicite, mais pas assez avancée pour faire quelque chose. Ils m’ont demandé si j’avais encore mal. Je leur et dit que non (en même temps ils m’avaient mise sous un fort antalgique), ils m’ont laissée ressortir.

    Cependant, quelques heures après être sortie, les douleurs ont reprit de plus belle, avec en prime des douleurs de dos. Je suis donc allée aux urgences d’une clinique. Ils m’ont dit que comme la prise de sang des urgences de l’hôpital ne révélaient rien, ils n’allaient pas apporter plus d’aide. Je commençais à me dire que personne ne me croyait quand je disais avoir mal. J’ai commencé à essayer de retenir mes larmes. Je me sentais coupable de les déranger. Heureusement ma mère était là et leur a dit qu’il ne fallait pas me laisser comme ça. Et moi je sentais que je les embêter. Quand c’est comme ça, je préfère ne pas insister et partir. Bref je me sentais mal et fautive. Finalement, un des médecins de garde m’a fait m’allonger. Il est sorti un moment et je n’ai pas réussi à retenir plus mes larmes. Quand il est rentré dans la pièce à nouveau, il m’a posé des questions comme le ferait un psy, et même des questions sur ma famille. Il ne comprenait pas pourquoi je pleurais. Je lui ai dit que c’était parce que j’avais l’impression que personne ne me croyait. Du coup il m’a ausculté un peu, en appuyant là où j’avais mal. Puis il m’a diagnostiqué une cruralgie. il m’a dit que c’était certainement du à mon poids. J’ai tenté de lui dire que c’était hormonal. Puis il a été voir ma mère qui lui a dit la même chose. Mais je pense qu’il n’était pas convaincu puisqu’il m’a proposé d’intégrer un programme pour savoir manger …

    Je suis sortie de là culpabilisée au possible. Mais je lui ai dit que j’y réfléchirais. Mais je n’irais pas m’enfermer pour ça.

    Ensuite, je suis retournée voir le nouveau médecin de la ville pour lui donner tous les diagnostiques qu’il m’avaient été donnés durant le week end.
    Finalement, il m’a prescrit un antalgique puissant et m’a fait passer plusieurs échographies abdominaux pelviennes et un scanner du dos. Au dos je n’avais rien. Par contre, j’avais de gros kystes sur les ovaires. J’ai ensuite passé une IRM pour une meilleure résolution. Le résultat est tombé : SOPK. C’est donc aussi à cause de ça que je prends du poids.

    Heureusement, ce nouveau médecin est bien plus compétent que l’ancien. Au moins il cherche une solution à mon problème. Il va me mettre en contact avec une endocrinologue/nutritionniste pour que je saches ce qu’il faut que je mange / que j’élimine de mon alimentation en connaissance de cause. J’espère être arrivée au bout de ce calvaire. Il aura fallu 10 ans pour que je tombe sur un médecin compétent ceci dit.

    En attendant, avoir appris que je suis SOPK me soulage, dans un sens. Je déculpabilise un peu. D’autant plus que je sais aujourd’hui que je ne suis pas la seule à prendre autant de poids sans raison apparente. Mais en même temps je me sens triste car j’ai vu quelques témoignages de gens qui ont certes perdu beaucoup de poids, mais en ont repris par la suite. J’espère ne pas regrossir plus encore, parce que déjà que je galère à trouver de beaux vêtements, des maillots de bain à ma taille etc… Comment ça sera si je continue à grossir ? En fait, je me sens en quelque sorte prise au piège de moi-même…

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    • Waow… Merci pour ce long message. Je suis très triste d’avoir lu ces lignes, triste pour toi et terriblement en colère contre tous ces soi-disant médecins tous plus incompétents les uns que les autres… J’ai moi aussi senti de la grande frustration après des consultations, où tu rentres chez toi avec ton mal sans être plus avancée sur ton état. Je voudrais surtout te dire de ne pas baisser les bras, et pour ton poids, les choses changeront dès que tu seras « traitée ». J’ai moi-même perdu 8 kg en faisant du sport, en mangeant mieux et en soignant mes polykystiques. Ca ne sera pas facile, c’est sûr, mais dès que tu auras des résultats tu te sentiras mieux dans ton corps et dans ta tête. Je te conseille aussi d’ller voir un bon endocrino, qui puisse vérifier ta tyroïde. On m’a diagnostiqué une hypothyroïdie sur le tard et ça aussi, ça n’aide pas… Bonne chance pour la suite de ton parcours. Tiens moi au courant ! Amicalement. Miss OPK.

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      • Oui un long message! C’est difficile de synthétiser des années. J’ai quand même eu la chance de rencontrer ce médecin qui se démène pour trouver des solutions, contrairement à tous ceux que j’ai rencontré. Il m’a même trouvé un petit guide pratique pour m’expliquer concrètement ce qu’est ce syndrome, alors que les spécialistes du sujet ne me l’on expliqué que vaguement.
        Merci en tout cas d’avoir partagé ton expérience, et merci pour tes encouragements. Je vais seulement commencer à voir cette endocrino-nutritionniste après mes vacances, et j’espère que de ton coté aussi tu réussiras à atteindre ton objectif d’avoir un enfant !
        Amicaleement. Diane

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